Monday, March 10, 2008

Le t-shirt après le split



Il y a des groupes dont j’ai envie de parler ici depuis très longtemps. Depuis les premiers balbutiements de ce blog. Même avant. Depuis que Cécile a lancé l’idée, en gros.

"Ouais, on fait un blog ! Et puis on parlera de ça et de ça et de ça ! Et d’Arrah and the Ferns !"

J’ai traîné, comme d’habitude. Des petits bouts de brouillons ici et là, des idées liées à l’automne et qui ne tenaient plus trois mois plus tard, j’ai remis indéfiniment. Là, je pensais écrire un truc sur une histoire de t-shirt...

Arrah and the Ferns, j’étais tombé dessus sur myspace ou je ne sais plus où, à l’automne 2006. Le genre de révélation qui éclaire une soirée morne, on écoute un morceau, puis deux, puis on passe la moitié de sa nuit à recliquer inlassablement sur les quelques titres disponibles parce qu’on sait qu’on tient un truc et on se demande déjà comment on a fait avant. Dans la foulée, j’avais envoyé un mail ou un comment myspace ou n’importe quel autre truc qu’on peut envoyer à n’importe quelle heure quand on a une meilleure amie qui habite à 500 kilomètres et qu’on a tout de même un dernier scrupule à la réveiller pour lui parler d’un groupe, aussi excellent soit-il, non quand même c'est pas raisonnable.

- J’ai trouvé ton nouveau groupe préféré, ça s’appelle Arrah and the Ferns.
- Tu sais qu’il est cinq heures du matin, là ?

J’ai évité ça, mais de peu.

Arrah and the Ferns - Science Books


Ok, c’était un peu exagéré, mais pas tant que ça. On a parfaitement le droit d’avoir un nouveau groupe préféré chaque semaine, tant qu’on n’est pas le NME, ça passe. Et surtout, connaissant les goûts de Cécile, je savais qu’on serait parfaitement d’accord. Arrah and the Ferns, c’était tout ce qu’on avait en commun, un petit groupe indie folk formé pour une chanson au hasard d’un open mic au fin fond de l’Indiana, une chanteuse à la voix délicieuse comme un bisou sur la joue, un album enregistré à la maison parce qu’ils avaient envie de jouer, juste jouer comme des gamins qui ont trouvé une guitare, un banjo, ce genre de trucs avec lesquels on peut s’amuser à bricoler des chansons et se dire que hé, elles sont pas si mal, ces chansons?

Elles étaient vraiment bien, les chansons. Et ça nous a accompagné. Pas une semaine ou un automne, plus que ça. Je me souviens d’avoir vu l’album en chair et en os (bon, plastique et carton, certes, mais c’est un peu moins romantique. Tu comprends, cher lecteur ô combien tout ça, on est tenté de faire de la littérature. Si peu.) vu l'album chez Cécile à Bordeaux en février de l’an dernier. Je me souviens aussi d’avoir vu les dates de tournée d’Arrah and the Ferns alors qu’elle partait en stage à New York. "Quoi, comment, mais tu vas pas voir Arrah and the Ferns avant moi, quand même ?! " ... Ca m’apprendra à pas bosser.

Arrah and the Ferns - Tokyo Tokyo


Cécile partait à New York en juin. Mon anniversaire tombait quelques jours avant, mais elle pensait trouver quelque chose de cool à New York. N’ayant jamais attaché beaucoup d’importance à la date exacte, ça me convenait parfaitement. J’ai juste cogité tout l’été sur ce qu’elle avait pu trouver...

Novembre 2007. Je revoyais Cécile pour la première fois depuis son périple états-unien et elle avait un cadeau pour moi. Un cadeau, un cadeau, un cadeau ! Mais quoi ?! Et là, au terme de la soirée où j’avais reparlé de ce concert au Cake Shop que je n’avais pas vu (rhaaaaaaaaa, jalousie intense... content pour elle, mais jaloux), elle extirpe de sa valise... un t-shirt Arrah and the Ferns. J’étais à la fois fou de joie et complètement incrédule de n’avoir pas pensé à ça, moi qui passe ma vie à porter des t-shirts de groupes. Notamment des t-shirts jaunes. Cécile y avait pensé.

Arrah and the Ferns ont annoncé il y a quelques jours qu’ils se séparaient. Une bête histoire de batteur qui décide de partir, de van qui se ratatine dans un accident sans gravité, de peu d’espoir pour un groupe basé à Muncie, Indiana. Arrah continuera avec un autre projet à Philadelphie et ça sera sûrement très bien, on lui fait instinctivement confiance. Reste qu’on ne les verra jamais en Europe, ni à Paris ni à Bordeaux. Tant pis. Il reste une belle histoire. Il reste que je porte parfois beaucoup plus qu'un simple t-shirt. Cécile est née un 10 mars et je suis heureux que cette fille existe.

Arrah and the Ferns - Skylark

4 Comments:

Anonymous Camile said...

Moi j'ai plein de choses à dire. Mais en premier : bon anniversaire. Paceque c'est 'achement important, et pis paceque Cécile eh bah elle est née 10 jours après moi, et ça, ça se fête (?). Ensuite. Je connais pas Arrah and the ferns. Enfin, maintenant si. Mais c'est toujours comme ça, comme la cavalerie dans Lucky Luke, j'arrive toujours après la bataille. MAIS ! A ce que j'ai cru lire, y'a p't'etre un espoir que ça continue, certes autrement, mais c'est déjà ça !
Toutes mes condoléances.

11:07 AM  
Anonymous jeanne morue said...

moi aussi suis bien contente qu'elle existe cette petite cécile et puis surtout de la connaitre!

7:42 AM  
Blogger MrMeuble said...

En voilà une belle découverte, et un excellent article !

7:48 AM  
Anonymous fraouaoua said...

j'ai vu ce concert et je confirme tout ce qu;a du en dire cecilouchat. mais je ne me rappelle plus exactement puisqu'on a vu beaucoup de concerts au keke shop, peut etre que je confonds avec un autre

10:39 AM  

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